Publié le 19/02/2024
Selon les données de Capital, environ 30% des salariés, soit un sur trois, se considèrent comme victimes de harcèlement moral au travail. Ce phénomène, caractérisé par des comportements répétés tels que les humiliations, les mises à l’écart et les critiques constantes, peut sérieusement compromettre le bien-être et la santé mentale des individus concernés. Comment reconnaître, gérer et prévenir le harcèlement moral au travail ? Découvrez notre article.
Le harcèlement moral au travail se définit comme une série d’actions hostiles, de comportements abusifs, de paroles blessantes, ou de gestes humiliants et répétés exercés contre un salarié au sein de son environnement professionnel. Ces agissements ont pour objectif ou pour effet de dégrader les conditions de travail de la personne ciblée, portant ainsi atteinte à sa dignité, à ses droits, à sa santé mentale ou physique, voire à son avenir professionnel. Il peut s’agir de n’importe quelle personne de votre entreprise, que ce soit un collègue ou bien votre supérieur hiérarchique.
Selon l’article L 1152-1 du Code du Travail, « Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel ».
Le Code du travail n’énumère pas une liste d’exemples ou de faits susceptibles de constituer des agissements de harcèlement moral.
L’essentiel semble être l’objet ou l’effet de ses agissements.
L’article 222-33-2 du Code pénal précise lui :
« Le fait de harceler autrui par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende ».

Les cas de harcèlement moral peut prendre diverses formes, telles que les critiques constantes, les humiliations publiques, les mises à l’écart du salarié, les menaces, les intimidations, ou encore les rumeurs malveillantes. Il est souvent caractérisé par sa récurrence et sa persistance dans le temps.
Cependant, il est essentiel de noter que les juges n’ont reconnu des cas de harcèlement managérial que dans des situations où les critiques, dévalorisations, insultes ou humiliations dépassaient le cadre normal de l’autorité hiérarchique.
Voici plusieurs exemples de faits considérés comme du harcèlement moral au travail :

Concernant le harcèlement moral et sexuel, le Code du Travail oblige l’employeur à mettre en place des mesures de prévention pour ses salariés, notamment :
Cependant, la précision de ces mesures peut varier selon les entreprises, ce qui peut poser des défis quant à l’obligation de sécurité de l’employeur.
Pour les employeurs, la formation joue un rôle crucial dans la prévention du harcèlement moral au travail. En identifiant les comportements inappropriés, il devient plus facile de les corriger. La formation vise à :
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Que vous soyez victime de harcèlement de moral ou témoin, il est essentiel de conserver toutes les preuves et de signaler les faits au Référent Harcèlement de l’entreprise. Une fois informé, l’employeur devra mener une enquête pour clarifier la situation et agir en conséquence.
Prouver que l’on est victime de harcèlement au travail peut être un défi, mais il est essentiel de rassembler des preuves solides pour étayer votre cas. Voici quelques étapes et conseils pour documenter et prouver le harcèlement au travail :
Notez les détails : Documentez précisément chaque incident de harcèlement en notant la date, l’heure, le lieu, les personnes impliquées, les propos ou actions offensants, ainsi que tout autre détail pertinent.
Gardez votre calme : Restez calme et professionnel en toutes circonstances, même si la situation est difficile. Évitez de répondre au harcèlement par des comportements similaires, ce qui pourrait nuire à votre crédibilité.
En rassemblant des preuves solides et en suivant les procédures appropriées, vous augmentez vos chances de faire reconnaître le harcèlement au travail et de prendre les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Une fois toutes les preuves recueillies, vous pouvez envisager de porter plainte pour harcèlement. Assurez-vous d’avoir des documents solides, tels que des mails, des témoignages ou des enregistrements, puis suivez les procédures internes de votre entreprise, consultez éventuellement un avocat pour obtenir des conseils juridiques, préparez un dossier complet et, si nécessaire, déposez une plainte auprès des autorités compétentes. Gardez à l’esprit que cette démarche peut avoir des conséquences professionnelles, alors soyez prêt à y faire face.
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